Test : Prometheus Blu-Ray 3D

Le Film

Ridley Scott revient dans l’univers Alien, près de 30 ans après.

En effet, et sans vous spoiler le film : contrairement à ce qui a été dit pendant la promo du film, on a l’impression d’être en présence d’un épilogue d’Alien.

Les acteurs sont très bons, notamment Michael Fassbender, en Android avec peu d’expressions faciales.

La musique signée Marc Streitenfeld est envoutante, les décors magnifiques, tous comme les effets spéciaux.

Sans êtres tape à l’oeil, ils servent magnifiquement bien le récit et l’apport de la 3D est un véritable plus sur certains de ces effets.

La réalisation est très immersive, on voit que Ridley Scott sait parfaitement gérer la 3D. En effet, comme le savent les photographes, utiliser un premier plan est primordial pour donner un détachement entre les plans, une sensation de profondeur. Et cela Sir Ridley Scott l’a parfaitement intégré.

Pour le reste, plus classique, plus la peine de présenter son travail, on est devant un «Top réalisateur d’Hollywood». Ne vous attendez cependant pas à un film d’action, tout est misé sur l’ambiance ici, un peu à l’instar… d’Alien.

Techniquement parlant on est devant un petit bijou. On voit que les 130 Millions de dollars de budget ont bien été investis.

Seule la narration et l’aspect de «déjà vu» pourront en rebuter certains.

7,5/10 : Un film plaisant, techniquement irréprochable dans tous les domaines.

 

Les disques :

1 Blu-Ray 3D, 2 Blu-Rays un pour le film l’autre pour les bonus et un DVD + Code pour copie numérique : un pour le film, l’autre pour les suppléments.Pistes Audio :

VO en DTS-HD Master Audio 7.1, encodée à un débit oscillant entre 5Mb/s avec quelques pointes dans les 7Mb/s

Français en DTS 5.1 Mi-Débit (768 Kb/s)

Sous-Titres anglais, français etc.. désactivables

 

Vidéo / 3D :

Le débit vidéo est dans une assez bonne moyenne oscillant dans les 20/30 Mb/s

Le film est présenté dans son aspect original en 2.35, ce qui est assez rare en matière de films et Blu-Rays 3D.

A noter que le film a été tourné en 3D utilisant des caméras RED Epic, celles utilisées pour filmer «The Hobbit».

La 3D est très immersive, mais très peu «évasive». Entendez par là qu’il n’y a quasiment aucun effet «sortant».

En ce qui me concerne, et comme j’ai déjà dû le dire, cela ne me gène absolument pas.

En effet l’apport de la 3D est ici indéniable : sensation de profondeur décuplée, perspectives améliorées, tout rend hommage au gigantisme des scènes et des décors pensés par Ridley Scott et ses équipes techniques.

Au niveau de l’image en elle-même, celle-ci est magnifique. Le contraste, primordial dans ce genre de film est géré à la perfection, toutes les scènes, mêmes les plus sombres restent parfaitement lisibles.

La colorimétrie est magnifique avec des couleurs de chairs parfaitement naturelles et certains éléments tels les combinaisons ou surtout les quads étincelants et cela malgré le port de lunettes passives.

Aucun effet de Ghosting, c’est à dire de dédoublement de l’image en 3D n’a été décelé sur les deux heures de film.

10/10 TOP 3D / Top Image

Audio

Au niveau du son, la piste audio testée est la VO en DTS-HD Master Audio 7.1 sur 48Khz, encodée à un débit oscillant entre 4/5Mb/s avec quelques pointes dans les 7Mb/s

Pas une piste son qui dépote à tous les instants, mais une piste son immersive, envoûtante.

Que ce soit à commencer par la musique, ou encore les nombreux effets sonores qui nous plongent dans le vaisseau, les lieux d’exploration, tout est fait avec beaucoup de doigté, de douceur.

La scène sonore est très large, très aérée. Toutes les enceintes sont mises à contribution, y compris les surrounds et l’ensemble nous immerge encore plus dans l’ambiance très travaillée du film.

Bien sûr lors des scènes d’action, le caisson de basse se réveil, donne tout ce qu’il a.

On a affaire à une piste son avec une bonne dynamique, même si à certains moments, j’en aurais souhaité un poil plus.

Et pour couronner le tout, la centrale est parfaitement mise à contribution, délivrant des dialogues d’une clarté limpide.

Bref, tout comme pour le film et l’image, une ambiance magnifiquement travaillée et immersive.

9,5/10 TOP SON

Vous l’aurez compris : encore un Blu-Ray 3D à posséder en cette rentrée pour les personnes possédant une installation 3D.

Matériel de Test : LG 55LM760S, Sony BDP-S790 Zone B, Denon AVR 1610, Focal 716V + CC700V + Sib XXL + Eltax Impact 8.2

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Test : Titanic Blu-Ray 3D FR

Image

Le Film

Plus besoin de présenter le chef d’oeuvre et/ou Blockbuster de James Cameron, deuxième plus gros succès de tous les temps au box-office mondial, derrière…Avatar.

Tout a été dit dessus depuis. 15 ans après, le film a bénéficié d’une conversion 3D, ce qui nous intéressera ici.

Les disques :

Pour la sortie de ce monument du cinéma, la Fox n’a pas fait les choses à moitié :

2 Blu-Rays 3D pour le film et 2 Blu-Rays : un pour le film, l’autre pour les suppléments. A noter que les films sont indiqués comme non-zonés.

Pistes Audio :

VO en DTS-HD Master Audio 5.1, encodée à un débit oscillant entre 3/4Mb/s avec quelques pointes dans les 5Mb/s

Français en DTS 5.1 Mi-Débit (768 Kb/s)

Sous-Titres anglais, français etc.. désactivables

A noter que les suppléments sont plus qu’exhaustifs, avec notamment un documentaire de la National Geographic avec James Cameron Himself et de nombreux spécialistes qui tirent au clair les conséquences du naufrage, corrigeant quelques idées reçues.

Vidéo / 3D :

Au niveau technique, il faut savoir qu’afin d’optimiser le débit, la Fox a séparé le film sur deux disques en 3D. En résulte un débit assez monstre de 30-40 Mb/s pour une vidéo encodée en MVC.

A noter que James Cameron avait tourné le film en utilisant la technique du Open Matte : permettant de pouvoir basculer en 16/9 sans avoir a zoomer l’image à posteriori, puisque des bandes noires sont rajoutées afin d’obtenir le format cinémascope selon la volonté du réalisateur.

Le Blu-Ray 3D, contrairement à la version diffusée en salle -même en 3D- propose le film sans ces bandes noires et donc au format 16/9, à la manière de la version IMAX 3D.

Plus d’image et donc plus d’immersion, a fortiori en 3D.

Il faut rendre à James ce qui appartient à James

S’il est un artisan, un promoteur de la 3D, c’est bien James Cameron, qui l’a relancé avec la sortie d’Avatar au cinéma.

Il s’attaque ici à un autre aspect de la 3D : la conversion. Après des débuts décevants (La colère des titans, Piranha 3D…) cette technologie est enfin arrivée à maturité ces derniers mois, comme a pu le prouver Avengers par exemple.

Mais voilà, quand James Cameron s’attaque à son grand film de la fin du XXe siècle on est forcément en droit d’attendre un résultat exceptionnel.

Est-le cas ? OUI, SANS AUCUNE HESITATION.

Cette conversion disponible aujourd’hui en Blu-Ray 3D est une démonstration de ce que la 3D peut apporter à un film :

Profondeur, sentiment d’espace, une meilleure appréhension des formes mais sans perdre en détails.Bref un réalisme, une immersion accrus.

Au final, c’est tout le film, toute notre aventure qui en bénéficie.

Que ce soit la profondeur des couloirs, le gigantisme de la salle des machines ou encore les rides et veines de la « vieille » Rose qui apparaissent plus réels que jamais ; a fortiori lors du gros plan à la fin de son histoire.

La «majestiosité» des intérieurs, par exemple la salle de l’escalier à l’horloge avec son dôme de verre, ou les salles à dîner ne vous auront jamais paru aussi grands, aussi spacieux.

La largeur et le sentiment d’espace qui se dégage des ponts supérieurs, ou encore du poste de commandement du navire rend justice comme jamais au travail de reconstruction minutieux opéré par James Cameron et son équipe.

Pour chipoter je dirais que sur certains plans «introduisant» le Titanic, l’impression de gigantisme à laquelle on était en droit de s’attendre est décevante. Heureusement que d’autres objets tels des bateaux pilotes permettent à notre cerveau de se dire que oui, le Titanic est géant, mais ce n’est pas ce que l’on voit.

Second exemple, pour chipoter : la voiture montée à bord avant le départ du Titanic et qui semble avoir une face un peu aplatie par rapport aux autres.

En même temps ce sont les deux seuls exemples sur environ 3 heures de film qui me viennent. Tout le reste est simplement magnifique et après la conversion elle aussi réussie d’Avengers, James Cameron prouve qu’avec l’envie, le budget et la maîtrise, rien n’est impossible.

A contrario la longueur du Titanic est parfaitement rendue, grâce à une profondeur de la 3D parfaitement maîtrisée.

Idem au niveau du rendu de la hauteur : lorsque le navire coule à pic ou que Rose menace de sauter, c’est quasiment un vertige qui vous prendra.

Par contre ceux friands de jaillissements seront déçus : pas qu’il n’y ait aucun effet devant le diffuseur, mais ceux-ci se font sages, pas tape-à-l’oeil, étendant principalement le cadre de l’image devant la TV, mais pas d’effet « dans ta face ».

Utilisant principalement des éléments de décor ou un des deux protagonistes d’une conversation et le tout (comme cela est connu en photographie) afin d’accentuer la profondeur totale (entre premier plan et fond) et donc l’immersion.

Personnellement je trouve cela bien mieux, moins fatigant visuellement et donnant un rendu plus réaliste.

Niveau colorimétrie, c’est là  encore magnifique ! Les teints de peau sont naturels, la colorimétrie voulue par James Cameron et Russell Carpenter (Directeur de la Photographie) est magnifiquement respectée, même en 3D, rien à voir avec l’expérience ciné !

Les scènes précédent le naufrage sont chaudes, tendant vers un jaune/orangé. Les scènes du naufrage elles sont froides, bleutées, ajoutant à l’immersion.

L’ensemble est aidé par un couple contraste/luminosité aux petits oignons, ne cachant aucun détails comme c’est souvent le cas en salles.

De la peau blanche de Rose au noir abyssal de la nuit et de certains costumes, le tout est parfaitement étalonné, parfaitement rendu

Pour finir, je n’ai relevé qu’un seul cas de crosstalk/ghosting (dédoublement de l’image) à environ 24 min : Di Caprio de dos jouant au Poker. Autant dire rien sur un film de 3h14

10/10 TOP 3D / Top Image

Audio

Au niveau du son, la piste audio testée est la VO en DTS-HD Master Audio 5.1 sur 48Khz, encodée à un débit oscillant entre 3/4Mb/s avec quelques pointes dans les 5Mb/s

A noter que le niveau sonore général est assez faible, il faudra donc augmenter un peu votre niveau habituel.

Niveau son donc, c’est encore la folie. Une bande son référence, A TOUS LES NIVEAUX.

Le mixage est au petits oignons : lors du naufrage on entend distinctement et comme si on était sur le pont l’orchestre qui continue à jouer, le bruit des cordes mettant les chaloupes à la mer qui grincent, une légère brise… On est littéralement transporté sur le Titanic.

Que ce soit de simples petits bruits d’ambiance : Bruissements du disque dur lorsque la simulation de la catastrophe est présentée à la « vieille » Rose. Craquèlements de tôle et de bois, ruissellements, etc. lorsque le navire coule et que Rose part à la recherche de Jack. Ou encore lors des scènes suivantes où Jack et Rose fuyant les ponts inférieurs.

Mais aussi au niveau de l’audio plus «spectaculaire» la mise en marche du Titanic : salle des machines/hélices, l’iceberg percuté en raviront plus d’un et leur caisson de basse, mais s’attireront les foudres des voisins.

Pour peu on aurait l’impression que notre appartement est en train de couler !

La musique de James Horner est toujours à sa place et parfaitement audible, détachée, que ce soit en simple musique d’ambiance ou afin de soutenir l’action.

Et bien sûr les voix sont parfaitement intelligibles tout le long du film.

Une scène assez tôt dans le film résume tout le bien de cette piste son : l’arrivée de Rose et de sa petite-fille en hélicoptère.

Le bruit des palles et des moteurs est assourdissant, mais la discussion entre les deux explorateurs sous-marins reste audible, Le tout propose une telle dynamique, une telle ampleur, une telle spatialisation que vous aurez l’impression d’être à bord du navire d’exploration.

10/10 TOP SON

Vous l’aurez compris : un Blu-Ray 3D à posséder absolument pour toute personne qui ne serait pas allergique à Titanic et possédant une installation 3D

Matériel de Test : LG 55LM760S, Sony BDP-S790 Zone B, Denon AVR 1610, Focal 716V + CC700V + Sib XXL + Eltax Impact 8.2