Critique ciné express : Anonymous

anonymous ciné

Une belle production : décors, costumes, effets spéciaux (mis à part un plan ou deux) sont au top.

De bons acteurs, et un pitch de départ intéressant.

Mais voilà, le scénario est trop brouillon : on se perd un peu dans les époques entre jeune et vieux duc de oxford et dans les nombreux personnages secondaires.

En effet, contrairement à un film récent où l’on noterait tout de suite la différence entre les années 70 et 2000 par exemple, il n’est pas toujours évident de se situer à 30 années de différence dans l’Angleterre de l’âge d’or (seconde moitié du 16e siècle).

Sans parler des nombreux rôles secondaires avec des ducs de ci ou des ducs de ça.

Et au final on a plus une saison de la série « Les Tudors » en moins chaude et résumée sur 2h, avec trahison, amour et un peu de sexe.

Un film assez agréable à voir au final, mais qui ne restera pas forcément dans les mémoires.

13/20

Critique Ciné : Lincoln

(Très) décevant :

Déjà le film aurait du s’appeler : le 13e amendement.

En effet, loin d’être un biopic sur la vie de Lincoln, 98% du film se concentre sur un mois de sa vie : janvier 1865.

On suit donc sa bataille pour faire voter le 13e amendement mettant un terme à l’esclavage, et ce avant que la paix avec les sudistes soit signée.

Si on a droit à quelques scènes plus « intimes » sur sa vie de famille, on y voit les choses habituelles sur la politique : manipulations, trahisons etc.

Le tout traité de manière ULTRA CLASSIQUE.

Et c’est bien là l’écueil du film : au delà des longueurs qui surviennent assez souvent sur des films de cette longueur (2h30) tout est beaucoup trop classique pour en faire un film mémorable.
Même l’interprétation de Daniel-Day Lewis, vendue pour exceptionnelle est trop terne (peut-être reflète t elle le caractère de Lincoln ?) pour en faire une prestation mémorable.

En fait si un acteur se dégage de ce marasme, c’est Tomy Lee Jones, au contraire de Sally Field, qui surjoue, se croyant probablement dans une pièce de théâtre.

Idem pour la mise en scène, le montage, la musique.

Bref un film très moyen, qui se laisse voir mais ne restera pas dans les mémoires.

En fait je pense que sauf à être américain (d’où son succès aux Etats-Unis) la thématique de départ n’est pas particulièrement intéressante.

Décidément, après Cheval de Guerre, Tintin et Indiana Jones 4, Spielberg est bien décevant en ce moment.

PS : Comme c’était prévisible, ne vous attendez pas à voir de l’action dans ce film.

3/5

Critique ciné : Happiness Therapy (Silver Linings Playbook)

 

Réalisé par David O’Russell (Fighter, Les Rois du désert -nommé pour le meilleur réalisateur), Happiness Therapy (nommé pour le meilleur film) semble être par sa thématique un drame. Le message du film n’est pas gai non plus : tout le monde est fou ou a une part de folie en soi.

Pourtant, comme le titre (Anglais mais pour le marché français)
le suggère, ce film est une vraie thérapie pour le moral.
Les moments émouvants se succèdent, mais sont traités de telle manière, avec des répliques au cordeau, qu’on ne peut s’empêcher de rire.
En fait si tout le monde a une part de folie, le tout est d’apprendre à vivre avec.

Le film est emmené par un casting au top de sa forme : Bradley Cooper (Very Bad Trip, Limitless…), Jennifer Lawrence (Hunger Games, Winter’s Bone…), et Robert de Niro (pas la peine de détailler sa filmo), tous trois nommés pour les oscars 2013, mais aussi le retour de Chris Tucker (Rush Hour, Le 5e élément).

Pour ne rien gâcher, en plus de confirmer le potentiel entrevu dans leurs films moins commerciaux, Jennifer Lawrence (pour les hommes) et Bradley Cooper (pour les femmes, je présume) sont un régal pour les yeux.

4/5

Critique Ciné : Le Hobbit : Un voyage inattendu

Image

Bon ce film reste largement regardable, mais rien à voir avec LOTR que je me suis fait en VL la semaine avant d’aller voir le Hobbit.

Vu en HFR (48i/s) / 3D.

Déjà le HFR comme je m’y attendais me fait la même impression que le 100Hz (et plus) sur les TVs, à savoir un effet « caméscope/documentaire » mais pas « film ».

Alors certes les scènes d’actions sont plus nettes, mais les plans larges rapides saccadent toujours.

En plus ça fait ressortir les effets spéciaux/maquillages que j’ai trouvé grossiers (les prothèses des nains sauf « le chef »), l’aigle qui a des pattes qui font plus peluche qu’autre chose et les « montures » des orcs.

Pour finir sur les aspects techniques : la 3D : je l’ai trouvée assez mauvaise avec peu de débordements/jaillissements et un effet de profondeur justement assez plat.
Pour couronner le tout, j’ai vu beaucoup de problèmes de Ghosting/Crosstalk (dédoublement de l’image) et même des seconds ou troisièmes plans qui passaient au premier plan (3D) donnant un bon mal de crâne.

Au final côté technique, je m’attendais à une claque, j’ai été servi, mais pas dans le bon sens !

Ensuite, ça suit un rythme : combat/récit/combat/récit etc. trop cousu de fil blanc et les scènes de récit font grandement remplissage.

En même temps quand on veut faire une trilogie à partir d’un bouquin pour enfants/ados de 350p alors que la précédente tirée de bouquins pour adulte est tirée de trois bouquins totalisant 1500p, ça sonne forcément beaucoup plus creux.

Autre mauvais point pour moi : c’est donc un bouquin fait pour enfants/ados, et ça se ressent grandement, avec des scènes, notamment au début du film où l’on apprend à connaître les nains, qui font limite parodie.

Après restes deux scènes impressionnantes : les geants de roc et dans les mines.

Et dans la totalité du film, seules deux très bons éléments : la musique de Howard Shore et Martin Freeman très bon en Bilbon le Hobbit.

Au final, un petit 12/20

Test : Prometheus Blu-Ray 3D

Le Film

Ridley Scott revient dans l’univers Alien, près de 30 ans après.

En effet, et sans vous spoiler le film : contrairement à ce qui a été dit pendant la promo du film, on a l’impression d’être en présence d’un épilogue d’Alien.

Les acteurs sont très bons, notamment Michael Fassbender, en Android avec peu d’expressions faciales.

La musique signée Marc Streitenfeld est envoutante, les décors magnifiques, tous comme les effets spéciaux.

Sans êtres tape à l’oeil, ils servent magnifiquement bien le récit et l’apport de la 3D est un véritable plus sur certains de ces effets.

La réalisation est très immersive, on voit que Ridley Scott sait parfaitement gérer la 3D. En effet, comme le savent les photographes, utiliser un premier plan est primordial pour donner un détachement entre les plans, une sensation de profondeur. Et cela Sir Ridley Scott l’a parfaitement intégré.

Pour le reste, plus classique, plus la peine de présenter son travail, on est devant un «Top réalisateur d’Hollywood». Ne vous attendez cependant pas à un film d’action, tout est misé sur l’ambiance ici, un peu à l’instar… d’Alien.

Techniquement parlant on est devant un petit bijou. On voit que les 130 Millions de dollars de budget ont bien été investis.

Seule la narration et l’aspect de «déjà vu» pourront en rebuter certains.

7,5/10 : Un film plaisant, techniquement irréprochable dans tous les domaines.

 

Les disques :

1 Blu-Ray 3D, 2 Blu-Rays un pour le film l’autre pour les bonus et un DVD + Code pour copie numérique : un pour le film, l’autre pour les suppléments.Pistes Audio :

VO en DTS-HD Master Audio 7.1, encodée à un débit oscillant entre 5Mb/s avec quelques pointes dans les 7Mb/s

Français en DTS 5.1 Mi-Débit (768 Kb/s)

Sous-Titres anglais, français etc.. désactivables

 

Vidéo / 3D :

Le débit vidéo est dans une assez bonne moyenne oscillant dans les 20/30 Mb/s

Le film est présenté dans son aspect original en 2.35, ce qui est assez rare en matière de films et Blu-Rays 3D.

A noter que le film a été tourné en 3D utilisant des caméras RED Epic, celles utilisées pour filmer «The Hobbit».

La 3D est très immersive, mais très peu «évasive». Entendez par là qu’il n’y a quasiment aucun effet «sortant».

En ce qui me concerne, et comme j’ai déjà dû le dire, cela ne me gène absolument pas.

En effet l’apport de la 3D est ici indéniable : sensation de profondeur décuplée, perspectives améliorées, tout rend hommage au gigantisme des scènes et des décors pensés par Ridley Scott et ses équipes techniques.

Au niveau de l’image en elle-même, celle-ci est magnifique. Le contraste, primordial dans ce genre de film est géré à la perfection, toutes les scènes, mêmes les plus sombres restent parfaitement lisibles.

La colorimétrie est magnifique avec des couleurs de chairs parfaitement naturelles et certains éléments tels les combinaisons ou surtout les quads étincelants et cela malgré le port de lunettes passives.

Aucun effet de Ghosting, c’est à dire de dédoublement de l’image en 3D n’a été décelé sur les deux heures de film.

10/10 TOP 3D / Top Image

Audio

Au niveau du son, la piste audio testée est la VO en DTS-HD Master Audio 7.1 sur 48Khz, encodée à un débit oscillant entre 4/5Mb/s avec quelques pointes dans les 7Mb/s

Pas une piste son qui dépote à tous les instants, mais une piste son immersive, envoûtante.

Que ce soit à commencer par la musique, ou encore les nombreux effets sonores qui nous plongent dans le vaisseau, les lieux d’exploration, tout est fait avec beaucoup de doigté, de douceur.

La scène sonore est très large, très aérée. Toutes les enceintes sont mises à contribution, y compris les surrounds et l’ensemble nous immerge encore plus dans l’ambiance très travaillée du film.

Bien sûr lors des scènes d’action, le caisson de basse se réveil, donne tout ce qu’il a.

On a affaire à une piste son avec une bonne dynamique, même si à certains moments, j’en aurais souhaité un poil plus.

Et pour couronner le tout, la centrale est parfaitement mise à contribution, délivrant des dialogues d’une clarté limpide.

Bref, tout comme pour le film et l’image, une ambiance magnifiquement travaillée et immersive.

9,5/10 TOP SON

Vous l’aurez compris : encore un Blu-Ray 3D à posséder en cette rentrée pour les personnes possédant une installation 3D.

Matériel de Test : LG 55LM760S, Sony BDP-S790 Zone B, Denon AVR 1610, Focal 716V + CC700V + Sib XXL + Eltax Impact 8.2

Test : Tron l’héritage Blu-Ray 3D

Image

Les stats :

Audio : Anglais DTS-HD MA 7.1 @ 3-4 Mb/s, Français DTS-HD HR 7.1, etc.

Vidéo en 2.35:1 et 1.78:1encodée en MVC @ 20-30 Mb/s

L’image / La 3D :

Pour commencer, j’ai trouvé la luminosité des scènes en 3D du début du film trop boostée par rapport à la version Blu-Ray 2D.

Certains noirs paraissent plus «gris foncé» que noirs et cela même avec les lunettes 3D sur le nez.

L’image est aussi un poil moins détaillée, moins «piquée» sur ces scènes en 2D.

Heureusement, ces réserves sont levées une fois le passage en 3D.

Contraste et luminosité sont bien gérés, la colorimétrie, volontairement tirant vers les bleus est respectée ; aucun bruit n’est à déplorer, bref une image parfaitement convaincante et détaillée.

Par exemple les «alvéoles» qui constituent les combinaisons des principaux protagonistes et que je n’avais pas vu au cinéma par exemple (en Blu-Ray 2D oui, bien heureusement).

Au niveau de la 3D elle-même ça se gâte en revanche !

La sensation de profondeur apportée par la 3D décevante : que ce soit l’arrivée dans la grille par les «transporteurs», l’arène de combat, on n’a pas ce sentiment qu’apportent les bons titres 3D.

Certes les plans sont assez bien découpés, mais la profondeur est mal gérée ou pas de manière optimale en tout cas.

Certains passages font même penser à une 3D mal convertie : la porte menant à l’arène après que Flynn soit habillé donne un sentiment bizarre, pas naturel. Difficile à expliquer, mais je dirais que ça fait brouillon / flou / bizarre. Idem avec le gros plan sur la main du personnage contrôlant Rinzler (j’évite de spoiler en ne vous disant pas son nom volontairement) avec eux boules lors du combat dans l’arène (env. 33mn50s).

Autre exemple de 3D « foirée » : le plan montrant l’arrivée dans l’arène des courses de moto : mis à part un ou deux feu d’artifice qui exploitent la 3D, tout est plat, sur le même plan !

Que ce soit le premier pan de mur de l’arène, celui d’en face, ou le «centre-ville» censé être bien plus loin.  D’ailleurs en enlevant les lunettes 3D on ne voit aucune différence !

Seules quelques interfaces «d’écrans» donnent l’impression de bénéficier de la 3D jusqu’ici.

Heureusement, une fois DANS cette arène la profondeur est mieux utilisée, mais on est loin de Titanic ou Avengers, pourtant CONVERTIS en 3D à la différence de ce Tron : l’héritage.

Niveau débordements / effets pop-out, c’est le quasi-néant.

De quoi ajouter de l’au au moulin des partisans de la 3D convertie.

Quelques autres scènes bénéficient elles aussi du passage à la 3D : la fuite vers l’appartement de Flynn et l’intérieur de celui-ci par exemple : on se sent comme étouffé par la hauteur sous plafond très basse de celui-ci mais aussi impressionné par sa longueur, sa profondeur.

Ou encore le transporteur utilisé pour fuir dans la seconde partie du film, où on a bien la sensation d’espace, de longueur, de grandeur auxquels on est en droit d’attendre avec la 3D.

La scène dans la boîte de nuit apporte un peu de profondeur et d’espace mais encore une fois, on a pas «l’impression d’y être» comme avec les meilleurs titres 3D.

Celle de l’ascenseur en chute libre, où je m’attendais a être étourdi, avoir le vertige, confirme d’ailleurs mes pensées générales : la profondeur reste mal exploitée ; puisque tel ne fut pas le cas.

La scène profitant le plus de la 3D est sans conteste celle du «Faucon Millenium / Dogfight» vers la fin du film, où certains effets sont enfin probants, spectaculaires.

Au final une 3D mi-figue/mi-raisin. A titre personnel je suis content de l’avoir loué et ne pas  l’avoir acheté, la différence ne justifiant pas de racheter le titre. Surtout au prix des galettes 3D en France.

Peut-être, peut-être un jour en import d’Italie où ces titres sont 50% moins chers…

Image : 9/10  3D : 6,5/10

Le son :

Comme toujours, c’est la piste en VO qui est ici testée et quelle piste son !!!

Si vous cherchez un disque de démo pour impressionner vos amis la famille, ce disque est rempli de scènes de référence !

A 29 Min 44s par exemple lors de « Disk Wars ».

La musique de Daft Punk tappe dans le caisson, est superbement spatialisée, tous commes les cris du public et des disques, ces derniers fendant votre salon d’une part à l’autre. La voix des annonces est magnifiquement spatialisée, avec de superbes effets d’échos.

C’est simple, niveau son on se sent transposé dans l’arène de combat !!!

Autre scène clé : à 1h15m55s : la scène de combat dans la boîte : les coups fusent de part et d’autre mais encore une fois c’est la musique des Daft qui tape le plus fort et mettra caisson et voisinage à rude épreuve.

En fait c’est un festival musical des Daft pendant tout le film : dynamique monstre, très ouverte, spatialisée, que ce soit sur la scène stéréo avant, mais aussi comme c’est beaucoup plus rarement le cas, en utilisant à fond la stéréo sur les surrounds.

C’est tout simplement du jamais entendu sur une bande-originale, ce qui ne fait qu’amplifier le plaisir étant donné le superbe travail effectué par les Daft-Punk sur celle-ci.

Comme c’est maintenant le cas sur la quasi-totalité des titres : les dialogues sont parfaitement placés et intelligibles et ce, sur toute la durée du film.

TOP SON :10/10

Test Blu-Ray Félins (African Cats)

Image

Les stats :

Français / Allemand DTS High Resolution @ 2Mb/s

Anglais DTS HD Master Audio 5.1 @ 4 Mb/s env.

Vidéo en 1.78:1 (16/9) encodée en AVC avec un débit oscillant entre 25 et 30 Mb/s

Le Film / Documentaire :

Si vous le pouvez et bien qui ne s’agit «que d’un documentaire» privilégiez la VO.

Au delà de la qualité technique que nous évoquerons plus bas c’est pour la qualité artistique qu’il est préférable de choisir la VO. D’autant que documentaire aidant, même pour quelqu’un qui n’est pas bilingue, la VO est assez facile à comprendre.

La narration faite par Samuel L Jackson est excellente, on le sent vraiment concerné, comme s’il était lui-même un de ces félins que ce documentaire nous donne à voir.

La VF elle donne l’impression d’écouter un reportage comme il y en a tant à la TV, très détaché.

Pour ce qui est du documentaire en lui-même, les images sont tout simplement ahurissantes, renversantes, magnifiques, magiques !!!

Je me demande toujours comment les caméraman ont pu capturer de telles images si belles et si proches de ces lions et guépards. Sur certaines scènes, on se demande même si ça n’a pas été scénarisé et que des dresseurs ont été utilisés ! On aurait d’ailleurs aimé avoir un making-of en bonus.

Le documentaire, le montage qui en effet, a lui été scénarisé.

Personnellement ça ne me dérange pas, cela apporte une certaine fraîcheur à ce genre qu’est le documentaire, et accompagné de la bande-son composée par Nicholas Hooper donne l’impression d’être devant un film, un film sur la vie des lions et guépards en pleine savane africaine.

Mais quel film ! Une vraie réussite. Alors certes ce n’est peut-être pas le genre de disque qu’on se repassera en entier en boucle, mais c’est un disque a avoir vu au moins une fois et qui plaira à toute la famille tant les images sont magnifiques et l’ensemble a bien été articulé.

7,5/10

Image :

Magnifique ! Décidément, après avoir vu la saga «Planet Earth» à l’époque du HD-DVD, ce disque confirme que les documentaires sont véritablement magnifiés en HD, à fortiori en Blu-Ray.

Note : Alastair Fothergill qui dirigea et était narrateur de la saga Planet Earth est co-réalisateur de ce docu, tout s’explique donc !.

Pas seulement grâce à l’apport de la définition 6 fois supérieure à la SD qui permet de voir le moindre détail, de compter chaque tige, chaque poil des guépards et des lions, à tel point qu’on aimerait presque les avoir comme «nounours».

Ou encore sur les plans larges de la savane, qui apportent un piqué, une texture qui permet de voir avec beaucoup de détails à perte de vue.

Mais aussi grâce à un apport souvent oublié de la HD : les couleurs, plus vraies que jamais.

Le couple luminosité/contraste est excellent rendant grâce à la lumière claire de la savane.

La colorimétrie, dominée par des dégradées de jaunes et de verts est superbe, très naturelle, comme on est en droit de l’attendre d’un documentaire.

10/10 Top Image

Audio :

Comme d’habitude, c’est la piste en «VO» qui a été testée.

En DTS-HD MA elle est forcément meilleure que la VF avec un débit deux fois supérieur, apportant : Plus de spatialisation dans les effets de la savane et aussi tout simplement plus de ces effets audibles et bien sûr une meilleure dynamique.

D’ailleurs, tous ces «éléments» sont très bien exploités sur ce Blu-Ray :

Que ce soit le bruit du vent dans les herbes de la savane ou la bande-son composée afin de renforcer le côté dramatique, le suspense lors des attaques ; ceux-ci sont magnifiquement spatialisés, très ouverts, profonds.

La musique bénéficie en outre d’une très belle dynamique, permettant de nous immerger

encore plus lors de ces attaques.

De par la nature du Blu-Ray : un documentaire ; le caisson de basse est assez naturellement «au repos», bien que sur les quelques occasions où il doit se faire entendre (un violent orage, des rugissements par exemple), celui-ci est bien présent.

La scène sonore est magnifiquement utilisée, est très immersive, c’est un festival sonore à 360° !

De nombreux effets vous feront sursauter, passant de la scène avant à la scène arrière, de gauche à droite etc.

Exemples: le bruit d’éclairs, transpercera votre installation, le barrissement d’un éléphant passant de l’avant gauche à l’arrière droit, etc., etc.

Ce n’est pas la bande-son la plus tape à l’oreille qui soit, que vous mettrez pour impressionner vos amis. Mais elle remplit parfaitement ce qu’on est en droit d’attendre d’elle et va même bien au-delà pour un film/docu, et l’immersion est parfaite.

10/10 Top Son

Test : Titanic Blu-Ray 3D FR

Image

Le Film

Plus besoin de présenter le chef d’oeuvre et/ou Blockbuster de James Cameron, deuxième plus gros succès de tous les temps au box-office mondial, derrière…Avatar.

Tout a été dit dessus depuis. 15 ans après, le film a bénéficié d’une conversion 3D, ce qui nous intéressera ici.

Les disques :

Pour la sortie de ce monument du cinéma, la Fox n’a pas fait les choses à moitié :

2 Blu-Rays 3D pour le film et 2 Blu-Rays : un pour le film, l’autre pour les suppléments. A noter que les films sont indiqués comme non-zonés.

Pistes Audio :

VO en DTS-HD Master Audio 5.1, encodée à un débit oscillant entre 3/4Mb/s avec quelques pointes dans les 5Mb/s

Français en DTS 5.1 Mi-Débit (768 Kb/s)

Sous-Titres anglais, français etc.. désactivables

A noter que les suppléments sont plus qu’exhaustifs, avec notamment un documentaire de la National Geographic avec James Cameron Himself et de nombreux spécialistes qui tirent au clair les conséquences du naufrage, corrigeant quelques idées reçues.

Vidéo / 3D :

Au niveau technique, il faut savoir qu’afin d’optimiser le débit, la Fox a séparé le film sur deux disques en 3D. En résulte un débit assez monstre de 30-40 Mb/s pour une vidéo encodée en MVC.

A noter que James Cameron avait tourné le film en utilisant la technique du Open Matte : permettant de pouvoir basculer en 16/9 sans avoir a zoomer l’image à posteriori, puisque des bandes noires sont rajoutées afin d’obtenir le format cinémascope selon la volonté du réalisateur.

Le Blu-Ray 3D, contrairement à la version diffusée en salle -même en 3D- propose le film sans ces bandes noires et donc au format 16/9, à la manière de la version IMAX 3D.

Plus d’image et donc plus d’immersion, a fortiori en 3D.

Il faut rendre à James ce qui appartient à James

S’il est un artisan, un promoteur de la 3D, c’est bien James Cameron, qui l’a relancé avec la sortie d’Avatar au cinéma.

Il s’attaque ici à un autre aspect de la 3D : la conversion. Après des débuts décevants (La colère des titans, Piranha 3D…) cette technologie est enfin arrivée à maturité ces derniers mois, comme a pu le prouver Avengers par exemple.

Mais voilà, quand James Cameron s’attaque à son grand film de la fin du XXe siècle on est forcément en droit d’attendre un résultat exceptionnel.

Est-le cas ? OUI, SANS AUCUNE HESITATION.

Cette conversion disponible aujourd’hui en Blu-Ray 3D est une démonstration de ce que la 3D peut apporter à un film :

Profondeur, sentiment d’espace, une meilleure appréhension des formes mais sans perdre en détails.Bref un réalisme, une immersion accrus.

Au final, c’est tout le film, toute notre aventure qui en bénéficie.

Que ce soit la profondeur des couloirs, le gigantisme de la salle des machines ou encore les rides et veines de la « vieille » Rose qui apparaissent plus réels que jamais ; a fortiori lors du gros plan à la fin de son histoire.

La «majestiosité» des intérieurs, par exemple la salle de l’escalier à l’horloge avec son dôme de verre, ou les salles à dîner ne vous auront jamais paru aussi grands, aussi spacieux.

La largeur et le sentiment d’espace qui se dégage des ponts supérieurs, ou encore du poste de commandement du navire rend justice comme jamais au travail de reconstruction minutieux opéré par James Cameron et son équipe.

Pour chipoter je dirais que sur certains plans «introduisant» le Titanic, l’impression de gigantisme à laquelle on était en droit de s’attendre est décevante. Heureusement que d’autres objets tels des bateaux pilotes permettent à notre cerveau de se dire que oui, le Titanic est géant, mais ce n’est pas ce que l’on voit.

Second exemple, pour chipoter : la voiture montée à bord avant le départ du Titanic et qui semble avoir une face un peu aplatie par rapport aux autres.

En même temps ce sont les deux seuls exemples sur environ 3 heures de film qui me viennent. Tout le reste est simplement magnifique et après la conversion elle aussi réussie d’Avengers, James Cameron prouve qu’avec l’envie, le budget et la maîtrise, rien n’est impossible.

A contrario la longueur du Titanic est parfaitement rendue, grâce à une profondeur de la 3D parfaitement maîtrisée.

Idem au niveau du rendu de la hauteur : lorsque le navire coule à pic ou que Rose menace de sauter, c’est quasiment un vertige qui vous prendra.

Par contre ceux friands de jaillissements seront déçus : pas qu’il n’y ait aucun effet devant le diffuseur, mais ceux-ci se font sages, pas tape-à-l’oeil, étendant principalement le cadre de l’image devant la TV, mais pas d’effet « dans ta face ».

Utilisant principalement des éléments de décor ou un des deux protagonistes d’une conversation et le tout (comme cela est connu en photographie) afin d’accentuer la profondeur totale (entre premier plan et fond) et donc l’immersion.

Personnellement je trouve cela bien mieux, moins fatigant visuellement et donnant un rendu plus réaliste.

Niveau colorimétrie, c’est là  encore magnifique ! Les teints de peau sont naturels, la colorimétrie voulue par James Cameron et Russell Carpenter (Directeur de la Photographie) est magnifiquement respectée, même en 3D, rien à voir avec l’expérience ciné !

Les scènes précédent le naufrage sont chaudes, tendant vers un jaune/orangé. Les scènes du naufrage elles sont froides, bleutées, ajoutant à l’immersion.

L’ensemble est aidé par un couple contraste/luminosité aux petits oignons, ne cachant aucun détails comme c’est souvent le cas en salles.

De la peau blanche de Rose au noir abyssal de la nuit et de certains costumes, le tout est parfaitement étalonné, parfaitement rendu

Pour finir, je n’ai relevé qu’un seul cas de crosstalk/ghosting (dédoublement de l’image) à environ 24 min : Di Caprio de dos jouant au Poker. Autant dire rien sur un film de 3h14

10/10 TOP 3D / Top Image

Audio

Au niveau du son, la piste audio testée est la VO en DTS-HD Master Audio 5.1 sur 48Khz, encodée à un débit oscillant entre 3/4Mb/s avec quelques pointes dans les 5Mb/s

A noter que le niveau sonore général est assez faible, il faudra donc augmenter un peu votre niveau habituel.

Niveau son donc, c’est encore la folie. Une bande son référence, A TOUS LES NIVEAUX.

Le mixage est au petits oignons : lors du naufrage on entend distinctement et comme si on était sur le pont l’orchestre qui continue à jouer, le bruit des cordes mettant les chaloupes à la mer qui grincent, une légère brise… On est littéralement transporté sur le Titanic.

Que ce soit de simples petits bruits d’ambiance : Bruissements du disque dur lorsque la simulation de la catastrophe est présentée à la « vieille » Rose. Craquèlements de tôle et de bois, ruissellements, etc. lorsque le navire coule et que Rose part à la recherche de Jack. Ou encore lors des scènes suivantes où Jack et Rose fuyant les ponts inférieurs.

Mais aussi au niveau de l’audio plus «spectaculaire» la mise en marche du Titanic : salle des machines/hélices, l’iceberg percuté en raviront plus d’un et leur caisson de basse, mais s’attireront les foudres des voisins.

Pour peu on aurait l’impression que notre appartement est en train de couler !

La musique de James Horner est toujours à sa place et parfaitement audible, détachée, que ce soit en simple musique d’ambiance ou afin de soutenir l’action.

Et bien sûr les voix sont parfaitement intelligibles tout le long du film.

Une scène assez tôt dans le film résume tout le bien de cette piste son : l’arrivée de Rose et de sa petite-fille en hélicoptère.

Le bruit des palles et des moteurs est assourdissant, mais la discussion entre les deux explorateurs sous-marins reste audible, Le tout propose une telle dynamique, une telle ampleur, une telle spatialisation que vous aurez l’impression d’être à bord du navire d’exploration.

10/10 TOP SON

Vous l’aurez compris : un Blu-Ray 3D à posséder absolument pour toute personne qui ne serait pas allergique à Titanic et possédant une installation 3D

Matériel de Test : LG 55LM760S, Sony BDP-S790 Zone B, Denon AVR 1610, Focal 716V + CC700V + Sib XXL + Eltax Impact 8.2

Test Express Underworld Nouvelle ère Blu-Ray 3D Zone B

3D et qualité vidéo

Je viens de voir Underworld nouvelle ère, et la 3D est vraiment bien maîtrisée.

Par contre ceux qui aiment leurs effets « pop-out » seront décus.

C’est surtout au niveau de la profondeur, derrière l’écran que la 3D se fait sentir.

Les plans sont très bien découpés, peut-être top même.

La définition est superbe, dommage cependant que l’ensemble du film se passe dans un environnement sombre, ce n’est pas ce qui sied le plus à la 3D en général.

Au niveau de la piste son

Testé en DTS-HD MA (VO). Bonne piste dans l’ensemble, qui fait bien son boulot, mais rien d’exceptionnel. Une bonne piste son de film d’action, mais qui ne fait pas dans la finesse. Un peu trop de LFE à mon goût et pas assez de bruits d’ambiance etc.
Les dialogues sont parfaitement intelligibles.

Pour ce qui est du film

Une bonne daube, série B à gros budget et en la 3D. Le scénar tient sur une demie feuille de PQ, tout est cousu de fil blanc. D’ailleurs le film ne fait que 1h20 une fois le générique enlevé.

Il aurait gagné à être plus long et à développer plus les personnages. Et au final les scènes d’action et les effets spéciaux sont bons, mais rien qui vient sauver l’ensemble.

Test Express : La Grande Vadrouille Blu-Ray Zone B


Images:

L’apport HD sur la plupart des scènes est indéniable, un beau travail de restauration a été fait, notamment au niveau des couleurs, des contrastes…

Cependant de nombreux plans le long du film n’ont pas été restaurés, et là ça fait un choc ! Que ce soit certains plans à l’opéra lors de la « présentation » de De Funes, sur certains contres plans ou vers la fin sur des plans larges lors de la scène avec les bergers allemands.

On tire alors plus vers du DVD-VHS.

Heureusement, ces scènes ne sont pas si nombreuses, et surtout très courtes.

Mais au niveau général et sur la durée du film, celui-ci est quand même un bon cran en dessous des meilleurs restaurations auxquelles on a été habitués ces derniers temps.

Le pas entre le DVD est assez grand et le résultat est bon, mais manque de netteté, de piqué et de constance sur la qualité d’image pour s’approcher des meilleurs voire très bons exemples du format.

Son:
Niveau Son, c’est la aussi d’un bon niveau, sans casser trois pattes à un canard. Le niveau général est assez faible comparé à la moyenne, il vous faudra donc monter d’un bon cran le volume général .

On hérite ici d’une piste en DTS-HD 3.0 d’après les caractéristiques fournies, mais reçue comme PCM 3.0 par mon ampli.

Les voix sont assez intelligibles bien qu’un peu nasillardes et le champ sonore avant est plutôt bien utilisé, bien que manquant de largeur au niveau de l’image sonore, rien n’est ici étouffé, au niveau des bruitages ni de la musique.

Cependant, le tout sonne tout de même un peu métallique, tirant trop vers les aigus, ce qui est souvent le cas sur les films relativement anciens.

Film:

Certes on est devant un classique de la comédie à la française, c’est plutôt bien filmé, bien monté et le rythme est assez soutenu, surtout pour l’époque.

Les acteurs sont plutôt bons, même si De Funes fait toujours du De Funes, ce qui a tendance a être lourd à la longue, surtout pour quelqu’un qui comme moi n’a jamais été fan de son jeu d’acteur/ »comique ».

Mais surtout, SURTOUT, je n’ai pas ris une seule fois et souris peut-être 3-4 fois MAX, ce qui est assez problématique pour un film censé être une comédie…

Alors je dois sans doute être un « jeune con » qui n’est pas de la génération De Funes, mais j’ai beau essayer, je n’ai jamais trouvé ses films drôles…

Surement que la notion de comique a depuis évolué et que je passe a coté de quelquechose, mais le cabotinage plein de mimiques faciaux c’est sans moi…

En tout cas on voit de qui descend Clavier…

Genre: Comédie

Durée: 2H03

Zone: B

Langues: Français 3.0 DTS HD MA

Sous-titres: oui, pour passages en langue étrangère.