Test : Titanic Blu-Ray 3D FR

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Le Film

Plus besoin de présenter le chef d’oeuvre et/ou Blockbuster de James Cameron, deuxième plus gros succès de tous les temps au box-office mondial, derrière…Avatar.

Tout a été dit dessus depuis. 15 ans après, le film a bénéficié d’une conversion 3D, ce qui nous intéressera ici.

Les disques :

Pour la sortie de ce monument du cinéma, la Fox n’a pas fait les choses à moitié :

2 Blu-Rays 3D pour le film et 2 Blu-Rays : un pour le film, l’autre pour les suppléments. A noter que les films sont indiqués comme non-zonés.

Pistes Audio :

VO en DTS-HD Master Audio 5.1, encodée à un débit oscillant entre 3/4Mb/s avec quelques pointes dans les 5Mb/s

Français en DTS 5.1 Mi-Débit (768 Kb/s)

Sous-Titres anglais, français etc.. désactivables

A noter que les suppléments sont plus qu’exhaustifs, avec notamment un documentaire de la National Geographic avec James Cameron Himself et de nombreux spécialistes qui tirent au clair les conséquences du naufrage, corrigeant quelques idées reçues.

Vidéo / 3D :

Au niveau technique, il faut savoir qu’afin d’optimiser le débit, la Fox a séparé le film sur deux disques en 3D. En résulte un débit assez monstre de 30-40 Mb/s pour une vidéo encodée en MVC.

A noter que James Cameron avait tourné le film en utilisant la technique du Open Matte : permettant de pouvoir basculer en 16/9 sans avoir a zoomer l’image à posteriori, puisque des bandes noires sont rajoutées afin d’obtenir le format cinémascope selon la volonté du réalisateur.

Le Blu-Ray 3D, contrairement à la version diffusée en salle -même en 3D- propose le film sans ces bandes noires et donc au format 16/9, à la manière de la version IMAX 3D.

Plus d’image et donc plus d’immersion, a fortiori en 3D.

Il faut rendre à James ce qui appartient à James

S’il est un artisan, un promoteur de la 3D, c’est bien James Cameron, qui l’a relancé avec la sortie d’Avatar au cinéma.

Il s’attaque ici à un autre aspect de la 3D : la conversion. Après des débuts décevants (La colère des titans, Piranha 3D…) cette technologie est enfin arrivée à maturité ces derniers mois, comme a pu le prouver Avengers par exemple.

Mais voilà, quand James Cameron s’attaque à son grand film de la fin du XXe siècle on est forcément en droit d’attendre un résultat exceptionnel.

Est-le cas ? OUI, SANS AUCUNE HESITATION.

Cette conversion disponible aujourd’hui en Blu-Ray 3D est une démonstration de ce que la 3D peut apporter à un film :

Profondeur, sentiment d’espace, une meilleure appréhension des formes mais sans perdre en détails.Bref un réalisme, une immersion accrus.

Au final, c’est tout le film, toute notre aventure qui en bénéficie.

Que ce soit la profondeur des couloirs, le gigantisme de la salle des machines ou encore les rides et veines de la « vieille » Rose qui apparaissent plus réels que jamais ; a fortiori lors du gros plan à la fin de son histoire.

La «majestiosité» des intérieurs, par exemple la salle de l’escalier à l’horloge avec son dôme de verre, ou les salles à dîner ne vous auront jamais paru aussi grands, aussi spacieux.

La largeur et le sentiment d’espace qui se dégage des ponts supérieurs, ou encore du poste de commandement du navire rend justice comme jamais au travail de reconstruction minutieux opéré par James Cameron et son équipe.

Pour chipoter je dirais que sur certains plans «introduisant» le Titanic, l’impression de gigantisme à laquelle on était en droit de s’attendre est décevante. Heureusement que d’autres objets tels des bateaux pilotes permettent à notre cerveau de se dire que oui, le Titanic est géant, mais ce n’est pas ce que l’on voit.

Second exemple, pour chipoter : la voiture montée à bord avant le départ du Titanic et qui semble avoir une face un peu aplatie par rapport aux autres.

En même temps ce sont les deux seuls exemples sur environ 3 heures de film qui me viennent. Tout le reste est simplement magnifique et après la conversion elle aussi réussie d’Avengers, James Cameron prouve qu’avec l’envie, le budget et la maîtrise, rien n’est impossible.

A contrario la longueur du Titanic est parfaitement rendue, grâce à une profondeur de la 3D parfaitement maîtrisée.

Idem au niveau du rendu de la hauteur : lorsque le navire coule à pic ou que Rose menace de sauter, c’est quasiment un vertige qui vous prendra.

Par contre ceux friands de jaillissements seront déçus : pas qu’il n’y ait aucun effet devant le diffuseur, mais ceux-ci se font sages, pas tape-à-l’oeil, étendant principalement le cadre de l’image devant la TV, mais pas d’effet « dans ta face ».

Utilisant principalement des éléments de décor ou un des deux protagonistes d’une conversation et le tout (comme cela est connu en photographie) afin d’accentuer la profondeur totale (entre premier plan et fond) et donc l’immersion.

Personnellement je trouve cela bien mieux, moins fatigant visuellement et donnant un rendu plus réaliste.

Niveau colorimétrie, c’est là  encore magnifique ! Les teints de peau sont naturels, la colorimétrie voulue par James Cameron et Russell Carpenter (Directeur de la Photographie) est magnifiquement respectée, même en 3D, rien à voir avec l’expérience ciné !

Les scènes précédent le naufrage sont chaudes, tendant vers un jaune/orangé. Les scènes du naufrage elles sont froides, bleutées, ajoutant à l’immersion.

L’ensemble est aidé par un couple contraste/luminosité aux petits oignons, ne cachant aucun détails comme c’est souvent le cas en salles.

De la peau blanche de Rose au noir abyssal de la nuit et de certains costumes, le tout est parfaitement étalonné, parfaitement rendu

Pour finir, je n’ai relevé qu’un seul cas de crosstalk/ghosting (dédoublement de l’image) à environ 24 min : Di Caprio de dos jouant au Poker. Autant dire rien sur un film de 3h14

10/10 TOP 3D / Top Image

Audio

Au niveau du son, la piste audio testée est la VO en DTS-HD Master Audio 5.1 sur 48Khz, encodée à un débit oscillant entre 3/4Mb/s avec quelques pointes dans les 5Mb/s

A noter que le niveau sonore général est assez faible, il faudra donc augmenter un peu votre niveau habituel.

Niveau son donc, c’est encore la folie. Une bande son référence, A TOUS LES NIVEAUX.

Le mixage est au petits oignons : lors du naufrage on entend distinctement et comme si on était sur le pont l’orchestre qui continue à jouer, le bruit des cordes mettant les chaloupes à la mer qui grincent, une légère brise… On est littéralement transporté sur le Titanic.

Que ce soit de simples petits bruits d’ambiance : Bruissements du disque dur lorsque la simulation de la catastrophe est présentée à la « vieille » Rose. Craquèlements de tôle et de bois, ruissellements, etc. lorsque le navire coule et que Rose part à la recherche de Jack. Ou encore lors des scènes suivantes où Jack et Rose fuyant les ponts inférieurs.

Mais aussi au niveau de l’audio plus «spectaculaire» la mise en marche du Titanic : salle des machines/hélices, l’iceberg percuté en raviront plus d’un et leur caisson de basse, mais s’attireront les foudres des voisins.

Pour peu on aurait l’impression que notre appartement est en train de couler !

La musique de James Horner est toujours à sa place et parfaitement audible, détachée, que ce soit en simple musique d’ambiance ou afin de soutenir l’action.

Et bien sûr les voix sont parfaitement intelligibles tout le long du film.

Une scène assez tôt dans le film résume tout le bien de cette piste son : l’arrivée de Rose et de sa petite-fille en hélicoptère.

Le bruit des palles et des moteurs est assourdissant, mais la discussion entre les deux explorateurs sous-marins reste audible, Le tout propose une telle dynamique, une telle ampleur, une telle spatialisation que vous aurez l’impression d’être à bord du navire d’exploration.

10/10 TOP SON

Vous l’aurez compris : un Blu-Ray 3D à posséder absolument pour toute personne qui ne serait pas allergique à Titanic et possédant une installation 3D

Matériel de Test : LG 55LM760S, Sony BDP-S790 Zone B, Denon AVR 1610, Focal 716V + CC700V + Sib XXL + Eltax Impact 8.2

Critique Ciné Express : Total Recall : Mémoires programmées

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Inauguration d’une nouvelle rubrique aujourd’hui : les critiques ciné.

Etant donné que j’y vais souvent avec ma carte pass et que je post mes critiques express sur d’autres médias, je me suis dit pourquoi pas sur mon blog aussi.

On commence donc sur un film à propos duquel je n’attendais pas grand chose : Total Recall mémoires programmées.

Et je vais aller à l’encontre du sentiment dominant :

J’y suis allé pour profiter de la clim avec ma carte pass sans attendre grand chose et j’ai été agréablement surpris.

Je l’ai préféré à l’original que j’ai découvert la semaine dernière dans sa version Ultimate Rekall remasterisée en Blu-Ray.

Je me demande si ceux qui critiquent ce film l’ont vu au moins.

Premièrement il est plus proche de la nouvelle originale, où quaid ne met jamais un pied sur Mars.

Niveau rebondissements, ça suit à la lettre le scénario de l’original et donc en grande partie de la nouvelle de K. DIck avec une surprise en plus à la fin.

J’ai trouvé certains aspects plus travaillés que dans l’original, comme la relation d’amitié entre Quaid et son pote de boulot.

Mais aussi la scène où il est confronté à lui pour savoir ce qui est vrai ou faux, je trouve que ça instille mieux le doute.

Bon après ça reste un film d’action/SF qui ne changera pas le genre, mais c’est un bel hommage à ses prédécesseurs, notamment Blade Runner, i, Robot, le 5e élément, un peu de V pour Vendetta, les Fils de l’homme voire du Matrix.

Pas un grand film donc, mais un bon divertissement action/SF avec des décors et une ambiance bien travaillés.

Au final, je lui mettrais un 6,5-7 /10

Test Rapide : I,Robot Blu-Ray US Zone A

I, Robot Cover

Le Film: Un excellent Blockbuster, avec un minimum de cerveau en plus!

Juste de très rare baisses de rythme par moment. Les acteurs ne sont pas non plus exceptionnels, mais assez convaincants tout de même. Un très bon Alex Proyas, qui ne verse pas dans la scientologie comme dans Knowing. La musique de Marco Beltrami aide a enrober le tout.

Si d’après les puristes, Proyas s’est quand même éloigné de l’oeuvre originale d’Isaac Asimov, ne boudons pas notre plaisir devant ce bon film.

4/5

Allociné une note de 3,5/5 spectateurs, et 3,3/5 Presse

L’image: Un excellent transfert, frôlant la perfection.

Quelques très rares plans sont un peu en-dessous, notamment au niveau de la netteté, mais comme souvent, cela se retrouve sur certains plans a effets spéciaux.

Quasi Top Image

4,75/5

Le Son: Un vrai plaisir!

Une excellente spacialisation, des nombreux effets, dont profite aussi l’excellente BO de Marco Beltrami, très présente tout en sachant se faire plus discrète lorsqu’il le faut.

Pour le reste la dynamique est ravageuse, mais les dialogues sont très clairs, les surrounds très présents, bref le mix excellent, tout comme l’encodage

TOP SON

5/5

Genre: Action, Science-Fiction
Durée: 2h27
Vidéo: 1080p AVC 2.34:1
Zone: A
Langues: Anglais DTS HD MA 5.1, Français DD 5.1, Espagnol DD 5.1
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol, Coréen

Test : Banlieue 13 Blu-Ray Fr Zone B

Le Film: Un film d’action -pure- avec un message qui mieux traité, interprété, dialogué aurait pu être bon.

Synopsis:

Paris, 2013. Damien est l’élite de la police. Officier d’une unité spéciale d’intervention, expert en arts martiaux, il est passé maître dans l’art de l’infiltration et sait mener à terme ses opérations par des actions rapides, précises et néanmoins musclées.
Et c’est bien la mission la plus extrême de sa carrière qui vient de lui être confiée : une arme de destruction massive a été dérobée par le plus puissant gang de la banlieue. Damien est chargé d’infiltrer dans le secteur pour désamorcer la bombe ou la récupérer.

Critique:

Réalisé par Pierre Morel, pur produit de la BessonCorp -euh EuropaCorp! Pardon- ce film est son premier en tant que réalisateur, après avoir travaille comme directeur de la photographie dans d’autres productions Besson telles que «Le Transporteur» ou «Danny the Dog». Depuis, deux autres films ont été réalisés par Pierre Morel: «Taken» et «From Paris With Love».

Bref, cette petite bio pour cadrer le personnage: des films d’action, principalement dépourvus de scénario, mais a la photographie -relativement- travaillée.

Pour ce qui est du scénario justement, force est de constater que malgré un concept qui aurait pu être intéressant, ce scénar tient, comme de plus en plus de productions Europa, sur une feuille de PQ! Au programme: rebondissements gros comme des maisons, big boss final façon jeu vidéo, fin bisounours et autres clichés du genre.

Hélas, le triste constat ne s’arrête pas la, avec des dialogues insipides, semblant tellement peu naturels et bêtes… Mon dieu, que Taxi est loin!

Au niveau des «acteurs», pas mieux toujours: David Belle (inventeur du Parkour, notamment vu dans «Yamakasi») dans le rôle de Leito et Dany Verissimo (ancienne actrice X et érotique) dans le rôle de sa petite soeur tiennent le bas de l’affiche: on a rarement vu un jeu d’acteur aussi peu convaincant (pour rester poli). Damien, campé par Cyril Raffaelli (cascadeur/doublure dans de nombreuses productions françaises) est a peine un poil plus convaincant, mais ça reste d’une nullité assez flagrante! Seuls Bibi Naceri (frère de Samy, «Nid de guêpes») dans le rôle de Taha et Tony D’amario, dans le rôle de K2 sont moyennement convaincants, voire «bons» (toutes proportions gardées).

Qu’est ce qui sauve le film donc? Pas grand chose: un genre de plan séquence accéléré au début, assez sympa et un montage a cent a l’heure, conjugués a une durée assez courte et des scènes d’action musclées, genre yamakazi avec un peu de ong-bak. Mais ces deux derniers films sont quand même meilleurs dans ce qu’ils font.

60/100

Imdb.com donne une moyenne de 7.1/10, Allociné une note de 1,8/4 presse et 2/4 spectateurs, tandis que metacritic et Rotten Tomatoes donnent respectivement un pourcentage de critiques favorables de 70 et 81%.

L’image: Une image volontairement un peu chaude, d’une fluidité exemplaire, mais manquant le coche pour s’affirmer du niveau des toutes meilleurs images

Au niveau de l’image, on notera un grain assez présent, donnant un certain cachet cinéma au film. Néanmoins, ce grain semble plus présent sur certaines scènes plus sombres (toit casino).

Le niveau de détails passe de moments assez sympathiques, exhibant imperfections de peaux, poils… mais n’est pas toujours au top ( on pense a la scène de  l’épicerie, au début), A noter aussi quelques points Blancs sur le master, enfin rien de bien méchant, juste 2-3 fois.

La fluidité est excellente, pourtant ce n’est pas les séquences rapides, comme la course de Leito, au début du film qui manquent.L’image est dans l’ambiance du film: un peu crade, avec des couleurs chaudes tirant souvent sur le jaune.

Les contrastes bien que globalement bien maitrisés, ne sont pas toujours au top, en particulier certains noirs qui semblent un peu bouchés lors de la scène du briefing pour Damien, ou dans un couloir/égout plus tard dans le film.

Compression/Propreté du transfert: 14/20

– Colorimétrie20/20

– Luminosité/contraste18/20

– Piqué/Détails18/20

– Effet 3D / profondeur de champ16/20

86/100

Le Son: Une bande-son non compressée élevée aux hormones!

Une piste son très ouverte, notamment sur l’arrière. Les surrounds ont rarement autant été mises a contribution!

La bande son, non compressée très nerveuse, ample et détaillée, avec une excellente dynamique. Les musiques éléctro, prennent une ampleur assez surprenante, les scènes d’action profitent d’un dynamisme de furie.

Mais ce qui est le plus appréciable est le sentiment constant d’être enveloppé, avec un foisonnement de détails, de petite bruits dans les moments un peu plus calmes et un environnement sonore constamment très riche et profond.

A noter que les voix sont parfaitement intelligibles, même lors des scènes les plus mouvementées. Pour pinailler un peu, on pourra toujours reprocher un manque d’effets hors-champ sur l’axe frontal, qui aurait pu être encore plus large.

Le seul vrai petit bémol réside dans le canal LFE, qui n’est pas du même niveau que le reste, avec essentiellement quelques basses mais pas d’infras.

– Mixage artistique: 39/40

– Dynamique: 9/10

– Activité scène avant/Stéréo: 9/10

– Voix/centrale: 10/10

– Effets surround: 20/20

– Effets LFE: 7/10

94/100 Top Son

Genre: Action / Policier
Durée: 1h34
Vidéo: 1080p Mpeg4 AVC 2.35:1
Zone: B
Doublage: VFF
Langues: Français PCM (24bits/48Khz) 5.1 & DTS High Resolution 5.1
Sous-titres: Aucun